Réflexes archaïques

Qu'est- ce qu'un réflexe archaïque ?

Les réflexes archaïques sont des mouvements automatiques involontaires développés in utero ou pendant les premiers mois de vie.

Essentiels à la survie du bébé, leur présence à la naissance témoigne d’un bon fonctionnement du système nerveux et du tonus musculaire.

Parfois des causes structurelles, physiques, émotionnelles ou biochimiques peuvent être responsables d’une mauvaise inhibition ou intégration d’un réflexe réactivant des réponses de lutte ou de fuite.

Apparaissent alors des troubles d’ordre cognitif (lecture, écriture, concentration, compréhension), physique (douleurs, mauvaise posture assise) ou émotionnel (peur, manque de confiance…).

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Un réflexe est une réaction motrice stéréotypée, rapide et involontaire en réponse à une stimulation déterminée. Les nouveau-nés ont un répertoire limité de mouvements instinctifs nommés réflexes archaïques ou primitifs. Ces activités motrices automatiques apparaissent dès les premières semaine de la vie foetale. Dès la naissance, le bébé cherche par exemple à têter instinctivement le sein proposé assurant ainsi sa survie de façon automatique.

L’organisation neurologique du cerveau se développe au travers de mouvements réflexes qui disparaissent généralement au cours de la première année de vie. Le cortex, siège des apprentissages, va venir inhiber de plus en plus ces réflexes archaïques qui se sont développés à différentes étapes de la grossesse.

Une fois ces réflexes acquis, ces automatismes inutiles s’intègrent un à un dans de nouveaux schémas moteurs pour amener le jeune enfant vers des fonctions beaucoup plus élevées du système nerveux comme la posture, la marche, la lecture, l’écriture… Par différents tests, les réflexes non intégrés et responsables de perturbations sont identifiés puis corrigés. Plus ce travail sera précoce, plus il sera efficace.

Un cycle chronologique en 3 étapes

1. Émergence du réflexe primitif à un moment donné, souvent in – utero.

2. Maturation du mouvement réflexe répété jusqu’à son acquisition.

3. Intégration pour laisser place à de nouveaux mouvements volontaires et précis.

Quels sont les principaux troubles

Troubles cognitifs

Des difficultés à lire, à écrire, à se concentrer. Un manque d’organisation dans ses tâches, des troubles de la  mémoire et du raisonnement, des troubles d’apprentissages scolaires (DYS).

Troubles physiques

Un manque de coordination,  problèmes d’équilibre, problèmes posturaux, difficultés à attraper une balle, à courir. Douleurs dos, mains… Entorses à répétition. Énurésie. Agitation.

Troubles émotionnels

Des difficultés relationnelles, besoin de sécurité et de réconfort, timidité, manque de confiance en soi. Besoin de tout contrôler, peur du changement. Colère, frustration, anxiété. Peurs.

Pourquoi ces réflexes doivent - ils s'intégrer ?

Essentiels à la survie de bébé et à son développement neurologique, leur présence tardive est le signe d’une immaturité des acquisitions de base pouvant entraver les apprentissages ainsi que le système musculaire postural.

Leur non – intégration oblige à mettre en place des schémas de compensation qui mobilisent énergie et efforts sans pour autant obtenir les résultats escomptés.Les étapes de développement cruciales aux bons développements moteur et neurologique de l’enfant telles que le retournement, le ramper, le 4 pattes sont alors perturbées.

Réflexes archaïques et troubles des apprentissages

  • La non-intégration des réflexes archaïques peut entrainer des difficultés spatio – temporelles, des troubles de l’attention et de l’hyperactivité ainsi que toute difficulté d’ordre cognitif (troubles dys, problèmes d’apprentissages).
  • Lorsque ces réflexes sont bien intégrés par le  corps, ils laissent place à l’étape psychomotrice suivante témoignant alors de la parfaite maturation du système nerveux.
  • Parfois, certains réflexes ne s’intègrent pas, empêchant l’acquisition de mouvements plus volontaires. Le système nerveux surchargé ne permet pas à l’enfant d’exprimer pleinement son potentiel non seulement au niveau psychomoteur mais également au niveau cognitif.

Quels sont les impacts pour les enfants dys, TDAH, HPE ?

« La rémanence de réflexes primitifs empêche l’enfant d’acquérir la totalité des moyens physiques qui lui sont nécessaires pour être à l’aise dans ses apprentissages, d’où ses difficultés scolaires et / ou comportementales«  (Marie-Claude Maisonneuve).

Ces réflexes non intégrés parasitent toutes les sphères du développement : motricité, cognition, émotionnel.

L’enfant s’épuise à dépenser beaucoup d’énergie à compenser ses difficultés au détriment d’une parfaite concentration sur une tâche précise. Il réagit à travers des réponses réflexes non adaptées à son âge ou aux compétences attendues. Ne comprenant pas pourquoi il n’y arrive pas malgré les efforts fournis, il peut perdre confiance en lui.

La non – intégration de ces réflexes peut également toucher la posture (mauvaise position assise, tension dans les mains, dans le dos, manque d’équilibre) mais aussi la sphère émotionnelle (submergé par la colère ou la peur). Il peut également avoir du mal à se lier aux autres.

Réflexes archaïques et édu – kinésiologie permettent à l’enfant d’accéder à tout son potentiel pour un apprentissage ludique et agréable. 

En complément d’une prise en charge orthophonique ou de psychomotricité, ce travail permet de créer de nouvelles connexions en offrant à l’enfant de nouvelles compétences dans ses apprentissages.

Un apprentissage épanoui et épanouissant

  • Une augmentation des capacités attentionnelles.
  • Une meilleure compréhension des consignes.
  • Une lecture plus fluide.
  • Un geste graphique plus précis, plus appliqué.
  • Des performances majorées à l’oral et à l’écrit. 
  • Une posture plus équilibrée.
  • Une meilleure coordination oculomotrice. 
  • Une latéralisation et une focalisation fiables.
  • Une meilleure gestion des émotions et de la confiance en soi. 
  • Un lien aux autres  plus facile.